Qu’est-ce qu’un distracteur ?
La notion de distracteur est utilisée dans les Bilans annuels de l’accidentalité de l’ONISR pour la première fois en 2013, dans un titre de paragraphe : « Téléphone et autres distracteurs ».
(Rapprochons cette date de celle de la commercialisation du premier iPhone en 2007 – appareil servant de téléphone classique et offrant les services d’un ordinateur – et aussi de 2010, année de la progression très rapide de la vente de smartphones de différentes marques.)
Dès 2014, la notion de défaut d’attention est associée à celle de distracteur. Cette association permet de définir un distracteur comme un système qui :
- détourne l’attention que tout conducteur de véhicule doit consacrer à la détection des évènements de la circulation,
- perturbe sa réaction aux phénomènes de son environnement.
Les distracteurs sont d’ordre visuel, auditif, manuel ou cognitif. Ainsi, parmi les distracteurs les plus fréquents, citons :
- les smartphones qui peuvent recevoir ou émettre des échanges téléphoniques, des SMS, des mails, des notifications, et aussi suivre à l’aide de la fonction GPS le trajet que le conducteur désire suivre ;
- les tableaux de bord des véhicules qui contiennent de plus en plus d’informations d’inégales importances et auxquelles on accède de façon tactile via des boutons ou des écrans ;
- le GPS intégré au tableau de bord ;
- les divers systèmes d’aide à la conduite (ADAS : Advanced Driver Assistant System), dont certains communiquent vocalement.
