Quels sont les distracteurs embarqués autres que le smartphone ?

– En 20 ans, les distracteurs ont pris le volant

Au fil des années, le téléphone au volant s’est naturellement installé comme un passager à part entière grâce aux évolutions technologiques. Habitacles et smartphones n’ont jamais été autant connectés (lecture, rédaction et envoi de SMS par la voix, GPS intégré au tableau de bord, gestion des playlists…), donnant à l’usager l’illusion d’être pleinement concentré et de conduire en toute sécurité.

Mais le risque est bien là. Certains de ces équipements intégrés aux véhicules sont censés aider à la conduite en améliorant la sécurité sur les routes, mais gagneraient, eux-mêmes, à être améliorés pour limiter la distraction au volant.

Les données qui suivent sont tirées de l’étude de France-CSA pour la compagnie Allianz, publiée en 2024[1]

– Le tableau de bord

Il concentre beaucoup l’attention des conducteurs qui sont 42% à déclarer l’utiliser en conduisant.

15% d’entre eux estiment même que cela leur demande une attention trop importante et peuvent s’en trouver irrités quand bien même son utilisation est jugée globalement facile (92%) et conviviale (93%).

– Le GPS au tableau de bord

Il apparaît comme une fonctionnalité particulièrement complexe à utiliser via le tableau de bord (19% des utilisateurs concernés). Les conducteurs de moins de 35 ans se montrent les plus critiques vis-à-vis de leur tableau de bord, comme ils le sont vis-à-vis des systèmes d’aide à la conduite (38% vs 26% tous âges confondus).

Les commandes vocales

Elles font désormais partie intégrante de nombreuses aides à la conduite disponibles dans les véhicules récents.

Parmi ces commandes vocales, on peut citer l’aide :

  • à la navigation : demander un itinéraire, trouver des points d’intérêt (restaurants, stations-service, etc.).
  • à la communication : passer ou recevoir des appels mains libres, envoyer des messages vocaux.
  • au divertissement : changer de musique, sélectionner une station de radio ou un podcast.
  • au contrôle du véhicule : régler la climatisation, ouvrir/fermer les vitres, ou même activer/désactiver certaines aides à la conduite (comme le régulateur de vitesse adaptatif).
  • à l’intégration avec les assistants intelligents : certains véhicules sont compatibles avec des assistants comme Siri, Google Assistant ou Alexa, permettant d’accéder à des fonctionnalités supplémentaires (agenda, rappels, domotique, etc.). 

Ces commandes vocales permettent aux conducteurs de contrôler diverses fonctions sans quitter la route des yeux ni lâcher le volant, mais en admettant qu’elles améliorent l’impression de confort des conducteurs, elles distraient leur attention de la conduite proprement dite et ne contribuent en pas à la sécurité.

D’ailleurs, si elles sont utilisées par 20% des conducteurs, elles sont source d’irritation pour une part d’entre eux.

Quelques aspects des distracteurs sont représentés

par le schéma ci-dessous tiré de l’étude d’Allianz

[1]https://newsroom.allianz.fr/etude-allianz-france-csa-2023-distractions-au-volant-pres-de-80-des-automobilistes-utilisent-leur-telephone-portable-en-conduisant/

 

Objectif -50% de tués en 2027 vs 2017 : avec la mobilisation de tous, c’est possible !

État des lieux

 

 

Le bilan
Haut de page